La Tire Sainte-Catherine

Le 25 novembre s'en vient: c'est le temps de la tire Sainte-Catherine

Ingrédients

250 ml (1 t.) de sucre blanc
250 ml (1 t.) de cassonade
250 ml (1 t.) de mélasse
125 ml (1/2 t.) de sirop de maïs
125 ml (1/2 t.) d'eau
1 c. à soupe de vinaigre
1 c. à thé de bicarbonade de soude
1 c. à soupe de beurre

Préparation

Mettre dans une casserole à fond épais et à parois beurrées le sucre, la cassonade, le sirop de maïs, l'eau et le vinaigre. Faire cuire jusqu'à 125˚C (boule dure dans l'eau froide). Retirer du feu.

 

 

Ajouter le bicarbonate de soude bien tamisé, le beurre et travailler le mélange. Verser sur une plaque beurrée. 

 

Dès que la tire est assez refroidie pour être maniée, l'étirer vivement jusqu'à ce qu'elle perde son lustre. Pour l'empêcher de coller aux doigts, on peut s'enduire les mains d'une légère couche de beurre.





Couper en petits bouts avec des ciseaux et envelopper dans du papier ciré.

 

 

 

 

 

Recette tirée de La Cuisine raisonnée, nouvelle édition abrégée, Éditions Fides, 2003.

La Cuisine raisonnée est une initiative de la Congrégation Notre-Dame, fondée par Marguerite Bourgeoys. C'est justement Marguerite Bourgeoys, première enseignante en Nouvelle-France, qui inventa la tire Sainte-Catherine pour ses élèves françaises et amérindiennes, question de joindre l'utile à l'agréable!

 

Sainte Catherine d'Alexandrie

Le 25 novembre, nous célébrons la mémoire de sainte Catherine d'Alexandrie, dont le martyre remonte au IVe siècle. Son culte fut d'abord présent en Orient - ce pourquoi elle est aussi vénérée dans le monde orthodoxe -, pour se répandre progressivement vers l'Occident. À l'époque de la Nouvelle-France, la confiance en sainte Catherine était bien implantée en France, comme le démontre le fait que le collège de Sorbonne, faculté de théologie de l'Université de Paris, ait été mis sous sa protection. Sainte Catherine est, entre autres, patronne des philosophes et des théologiens. 

L'appellation «tire»

«Fabriquée à la maison ou de facture commerciale, la friandise en forme de papillote est désignée par plusieurs appellations populaires. «Tire» est le mot le plus connu pour désigner la confiserie que l'on «étire», indispensable pour fêter la Sainte-Catherine, et ce terme n'existe nulle part ailleurs que dans le parler français en Amérique. La première attestation écrite du mot déjà consacré par l'usage remonte à 1810. Bien que le mot n'ait jamais perdu sa popularité, dans certaines régions du Québec on emploie aussi les mots «kiss» ou «klondike» en parlant de ces petits bonbons souvent enveloppés de papier ciré pour former une papillote. «Kiss» est un mot anglais (un baiser en français) aussi employé pour désigner une friandise au chocolat enveloppée dans une papillote. Quant au mot «klondike» et ses variantes «klondake» ou «klendail», il est employé en parlant de la tire en papillote à cause de la ressemblance des bouchées de tire, d'un beau jaune doré, avec les pépites d'or tant vantées du Klondike à l'aube du XXe siècle.» rdaq.banq.qc.ca
Google+
Fr
En