L'Avent : Jour 20

Est-ce que César, ou son maître, dans tout ce branle-bas, n’essaie pas de jauger l’état des avancées de Dieu lui-même en ses voies? Cherche-t-il à prendre le contrôle de l’événement à venir? Croit-il pouvoir ainsi empêcher le rétablissement de la royauté de David et, finalement, le triomphe de la volonté de salut de Dieu?

Beaucoup de juifs ont décidé, comme Iossef, de profiter d’un pèlerinage à Jérusalem lors de la fête des Soukkot, la fête des « huttes », pour obéir, à leur corps défendant, à l’édit de César. Iossef voit ce pèlerinage comme une façon de réparer l’injure de César à l’égard de la souveraineté d’Elohim. Pour Mariam et lui, les offrandes traditionnelles des Soukkot seront remplacées par l’offrande de ce voyage, que les circonstances rendent particulièrement exigeant.

L’atmosphère fébrile et gluante qui émane de la Ville sainte renforce le sentiment d’oppression éprouvé par Iossef, qui se préoccupe de son épouse dont la grossesse est fort avancée. Il jette un regard attentif à Mariam, assise sur l’âne. Cet âne est fort costaud et ne connaît pas la démarche habituelle de ces bêtes, il semble plutôt glisser doucement sur le chemin, sans ces à-coups typiques que ses congénères causent à chaque pas. Mariam est étonnamment sereine. À chaque fois que Iossef la regarde, les inquiétudes qui l’assaillent disparaissent, comme noyées dans une mer de douceur et de force. Qu’elle est belle ainsi, telle une vigne plantureuse, porteuse du fruit de la promesse ! On dirait une reine parée de ses plus précieux atours.

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